Dans une note publiée ce jeudi 30 avril 2026, le bureau de communication de l’ancien conseiller présidentiel Emmanuel Vertilaire s’est exprimé sur la situation préoccupante qui prévaut actuellement dans la ville du Cap-Haïtien.

Depuis le lundi 27 avril 2026, des mouvements de protestation ont été observés dans plusieurs quartiers de la ville. Les manifestants réclament l’intervention immédiate de l’État central pour la réhabilitation de plusieurs tronçons routiers reliant le centre-ville aux zones périphériques, ainsi que pour le nettoyage des espaces urbains.
Dans cette note, le bureau de communication indique suivre avec attention ces mobilisations populaires, tout en déplorant l’absence d’actions concrètes jusqu’à présent. Il rappelle que, lors du passage d’Emmanuel Vertilaire au Conseil présidentiel de transition (CPT), des fonds avaient été mobilisés pour la réhabilitation de certains axes routiers, notamment celui reliant le Carrefour Aéroport à la rue 5A.
Cependant, aucune amélioration significative n’a été constatée, selon le document, qui souligne la dégradation continue des infrastructures routières et l’insalubrité grandissante dans la ville. Une situation jugée alarmante, qui pousse la population capoise à descendre dans les rues pour exiger de meilleures conditions de vie.
Le bureau de communication appelle ainsi le gouvernement à prendre des mesures urgentes afin de garantir un suivi rigoureux de l’utilisation des fonds publics alloués aux entreprises chargées des travaux. Il insiste également sur la nécessité d’engager sans délai les chantiers de réhabilitation sur les axes les plus critiques.
Tout en reconnaissant la responsabilité de l’État central dans cette crise, la note met également en cause les autorités locales, accusées de ne pas avoir rempli leurs obligations malgré les ressources mises à leur disposition pour l’entretien des routes et le nettoyage urbain.
Face à cette situation, l’ancien CP exhorte les institutions concernées, notamment le Ministère des Travaux Publics, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, ainsi que le Ministère de l’Environnement, à assumer pleinement leurs responsabilités.
Le bureau conclut en affirmant que la ville du Cap-Haïtien et ses environs ne peuvent continuer à évoluer dans de telles conditions, appelant à une réponse rapide et efficace des autorités compétentes pour redonner espoir à une population de plus en plus désabusée.