Dans une deuxième publication sur son compte X (anciennement Twitter) en l’espace d’une journée, l’homme de loi Me Arnel Rémy tire la sonnette d’alarme. Il affirme faire l’objet de menaces persistantes et de complots visant à attenter à sa vie.
« Anpil konplo ap fèt pou asasinen ‘m, anpil bòykotaj ak kout lang. Poukisa ? Paske mwen menm, Arnel Rémy, mwen fè chwa pou m defann sa ki pi fèb yo, defann mas san vwa a. Sa fè anpil avoka parèy mwen pa vle wè m. Y’ap veye malè rive sou mwen, » a-t-il écrit. Me Rémy poursuit en affirmant qu’il maintient sa position avec détermination : « Me la kontinye pou li di nan non Granmèt la ki gen tout pouvwa a : La Cour de cassation, tèt dwat. »
Cette déclaration intervient alors que l’avocat multiplie ses prises de position publiques en faveur d’un transfert du pouvoir vers la Cour de cassation et la formation d’un gouvernement de salut public. Ce positionnement audacieux et controversé lui vaut visiblement des inimitiés au sein même de la corporation des avocats.
Plus troublant encore : un autre message publié sur le même réseau social par un citoyen soulève l’émoi. Celui-ci évoquait déjà la mort de Me Arnel Rémy, avant même que l’avocat ne dénonce les menaces contre lui. Était-ce une erreur, une annonce prématurée ou un message codé ? La coïncidence soulève des interrogations sérieuses et mérite l’attention des autorités compétentes.
Alors que le climat politique demeure tendu en Haïti, la sécurité des voix engagées dans le débat démocratique devrait constituer une priorité. La société civile et les institutions judiciaires sont appelées à suivre de près l’évolution de cette situation préoccupante.
Me Arnel Rémy appelle l’opinion publique nationale et internationale à être attentive à ces menaces. Il demande aux autorités étatiques de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir sa sécurité, rappelant que plusieurs avocats ont déjà perdu la vie dans des circonstances similaires, sans que justice ne leur soit rendue à ce jour.