Le Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO) monte au créneau après les violences survenues dans l’Artibonite. Dans une note de condamnation, l’organisation dénonce des actes d’une extrême brutalité et exhorte les autorités à agir sans délai pour protéger les populations.

Dans une note rendue publique, le CADDHO condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées dans la soirée du 29 mars 2026 contre la population rivartibonitienne. Qualifiant ces actes d’« innommables », l’organisation de défense des droits humains dénonce une situation alarmante marquée par une violence extrême.
Selon le collectif, ces attaques, caractérisées par une cruauté sans pareille, mettent en lumière les failles de l’institution policière. Face à cette réalité préoccupante, les avocats du CADDHO lancent un appel pressant aux autorités judiciaires et policières afin qu’elles interviennent en toute urgence pour mettre un terme aux exactions des groupes armés.
Les habitants de plusieurs communes, notamment Pont-Sondé, Saint-Marc, la Grande-Rivière de l’Artibonite et Montrouis, vivent dans une détresse profonde. « Ils sont à bout de souffle », souligne le collectif, qui insiste sur le fait que la population ne peut plus attendre. Pour le CADDHO, le moment n’est plus aux promesses, mais à des actions concrètes et immédiates.
Par ailleurs, l’organisation exprime sa vive indignation face à la répétition de ces violences et apporte son soutien total aux familles des victimes ainsi qu’à leurs proches, durement affectés par cette nouvelle vague d’insécurité.
Le CADDHO en profite également pour tirer la sonnette d’alarme et adresser un appel urgent aux autorités compétentes. Il leur demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le droit à la vie des citoyens, notamment des habitants de l’Artibonite, de Saint-Marc et de Pont-Sondé.
En conclusion, le Collectif réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de paix et de respect de la vie humaine. Il invite les autorités étatiques à redoubler d’efforts en vue de bâtir une société plus juste, équitable et sécurisée.
La note est signée par les avocats Arnel Rémy et Jean Guerby Calixte.